ouvroir de littérature potentielle

Pablo Martín Sánchez

Ex-athlète, ex-comédien, ex-chercheur, Pablo Martín Sánchez devient écrivain quand il découvre l’Oulipo. Lui offrant La Vie mode d’emploi, sa mère le pousse à abandonner ses études théâtrales et s’installer à Paris, où il assiste à l’une des réunions publiques du groupe à Jussieu. De retour en Espagne, il co-fonde la revue ludolinguistique Verbigràcia, parrainée par l’oplepien Màrius Serra, et commence à préparer une thèse doctorale intitulée L’Art de combiner des fragments : pratiques hypertextuelles dans la littérature oulipienne (Raymond Queneau, Italo Calvino, Georges Perec, Jacques Roubaud), qu’il finira quelques années plus tard à l’Université de Lille, sous la co-direction de Christelle Reggiani. Depuis, il a publié le livre de nouvelles Frictions (La Contre Allée, 2016) ainsi que les romans L'Instant décisif (La Contre Allée, 2017 ; Zulma, 2021), L’Anarchiste qui s’appelait comme moi (Zulma & La Contre Allée, 2021) et Reus, 2066 (Zulma & La Contre Allée, 2024), traduits par Jean-Marie Saint-Lu. Il a traduit à l'espagnol d'autres auteurs oulipiens tels que Georges Perec, Michelle Grangaud (en collaboration avec Mateo Pierre Avit Ferrero), Hervé Le Tellier ou Eduardo Berti, ainsi que des livres de Marcel Schwob, Irène Némirovsky, Wajdi Mouawad, Yannick Haenel, Delphine de Vigan, Violaine Bérot ou Jérôme Ferrari. Il réside actuellement à Alcalá de Henares, ville natale d'un certain Cervantès.